Les papillons pondent en général des quantités d'oeufs, souvent plus de 1000, mais peu d'entre eux parviendront jusqu'à la fin du cycle, c'est à dire à l'adulte. La femelle pond sur une feuille ou une tige, ayant pour but de placer les futures chenilles aussi près que possible de la plante dont elles se nourrissent. A la ponte, les oeufs sont clairs et mous.
48 heures plus tard, les oeufs deviennent marron et ont séché.
Cinq jours après la ponte et quelques heures avant l'éclosion, les oeufs prennent une teinte gris foncé, signe que l'éclosion est proche.
Pour éclore, la chenille doit découper la coque de l'oeuf. Celle-ci n'est pas dure et cassante comme celle d'un oeuf d'oiseau, mais reste un obstacle pour la minuscule chenille qui doit découper avec ses mandibules un cercle suffisamment grand pour passer la tête. Pour se libérer, la chenille s'agite en tous sens. A peine sortie, la chenille toute noire commence par manger la coque de son oeuf.
Petit à petit des taches rouges apparaissent sur le dos de la chenille, ainsi qu'une zone plus claire sur le milieu du dos.
C'est après une première mue qu'elle devient verte et noire à points orange.
Plus la chenille grossit et plus la couleur verte de sa peau domine. N'ayez pas peur, elle ne grossit tout de même pas tant que ça!
La nymphe introduit et fixe son extrémité dans le tampon de soie qui a été tissé par la chenille.
La nouvelle peau de la chrysalide durcit au contact de l'air.
Dans sa forme définitive, la chrysalide ressemble à une feuille. Elle reste attachée au support par le tampon de soie et la ceinture.
Après la mue, lorsque la chrysalide a « séché », elle peut être de couleur verte ou de couleur brune. Préparation à l'éclosion du papillon de la chrysalide brune : l'aile jaune, les antennes et les pattes du papillon peuvent être aperçues à travers la coque de la nymphe, quelques minutes avant l'éclosion.
12 à 16 jours plus tard, lorsque la métamorphose est complète, l'insecte, prêt à sortir commence à transférer du liquide interne de son corps vers la tête et le thorax. Cela permet à la chrysalide de se fendre selon certains points faibles, et l'adulte peut alors commencer à forcer le passage avec ses pattes.
Quand la peau de la chrysalide a éclaté, l'opération s'effectue plus rapidement. Le gonflement du corps est dû non seulement au liquide interne, mais aussi à l'air qu'absorbe l'insecte.
Tandis que les antennes, la tête et les pattes sont désormais visibles, les ailes sont encore trop molles pour permettre une identification.
Complètement dégagé de la chrysalide, le corps du papillon est maintenant libre. A ce stade, l'exosquelette ( le squelette externe de tous les insectes ), est mou et encore susceptible de grandir. Si pour une raison quelconque, le papillon est abîmé à ce moment là, une extension totale des ailes sera impossible et le papillon restera infirme.
Avec la sortie du papillon de la chrysalide se produisent d'autres étapes : éjection des déchets accumulés dans l'abdomen et déploiement des ailes. Pour cette dernière opération, le papillon va se tenir suspendu de telle sorte que, par gravité, le sang va passer du corps vers les ailes encore froissées, provoquant ainsi leur déploiement.
Désormais, les nervures des ailes sont remplies de sang et il est possible de suivre leur extension. Celle-ci doit s'effectuer rapidement, sinon les ailes pourraient sécher avant d'avoir atteint leur taille maximale, ce qui serait un lourd handicap pour le papillon.
Après 10 à 20 minutes, les ailes sont complètement développées. Mais le papillon doit encore attendre qu'elles durcissent pour voler.
C'est pourquoi l'insecte attend, les ailes écartées, qu'elles sèchent et durcissent.
Si c'est le soir, il attend le jour suivant pour s'envoler.
Après une heure environ et quelques mouvements préliminaires d'ouverture et de fermeture des ailes, le but peut être atteint : l'adulte prend son envol.